En Italie, le sport occupe une place importante dès l’enfance : en 2024, 75,6 % des 11-14 ans pratiquaient une activité sportive. Mais entre football, natation, tennis, danse, volley ou arts martiaux, encore faut-il trouver la discipline qui correspond vraiment à son enfant, à son âge, à son caractère et à ses envies.
Le sport, bien plus qu’une façon de se dépenser
Faire du sport aide l’enfant à grandir et à développer son corps. Chez les plus petits, il participe à l’équilibre, à la coordination et à la maîtrise des mouvements. En grandissant, il améliore l’endurance, l’agilité et la musculature.
Mais le sport agit aussi sur le cerveau. Selon l’institut du cerveau, une activité physique régulière favorise notamment la concentration, la mémoire, l’attention et la gestion du stress. Chez les enfants et les adolescents, elle contribue également à la plasticité cérébrale et accompagne ainsi les apprentissages.
Et puis il y a le mental. Rater un geste, perdre un match, gérer le stress avant une compétition ou réussir quelque chose que l’on pensait impossible apprend peu à peu à persévérer, à gérer ses émotions et à se dépasser.
En Italie, le sport gagne du terrain dès l’école
L’éducation physique fait bien sûr partie du programme scolaire. Mais le pays a également développé Scuola Attiva, un programme national complémentaire porté par le ministère de l’Éducation et du Mérite et Sport e Salute, organisme public chargé de promouvoir le sport.
Son objectif est d’aller plus loin que les cours classiques, en faisant intervenir des professionnels du sport dans les écoles et en permettant aux enfants de découvrir différentes disciplines.
En primaire, par exemple, les élèves de 2e et 3e des écoles participantes ont deux heures d’éducation physique par semaine : l’une avec leur enseignant et l’autre avec un tuteur diplômé en sciences motrices, qui propose notamment des activités inspirées de différentes fédérations sportives.
Depuis l’année scolaire 2025-2026, le programme commence aussi dès la maternelle avec Scuola Attiva Infanzia, destiné aux enfants de 4 et 5 ans. Des tuteurs spécialisés accompagnent les enseignants avec des jeux, des parcours de motricité et des activités destinées à développer coordination, équilibre et plaisir de bouger.
Le dispositif se poursuit au collège avec Scuola Attiva Junior. Des techniciens issus des fédérations sportives interviennent pendant les cours d’EPS pour faire découvrir deux disciplines choisies par l’établissement. Certaines écoles participantes peuvent également proposer gratuitement des activités sportives l’après-midi.
Quel sport à quel âge ?
- De 3 à 5 ans : découvrir son corps
À cet âge, l’objectif est surtout de bouger et de s’amuser. Baby-gym, natation, éveil sportif, danse ou multisports permettent de travailler équilibre et coordination sans entrer trop tôt dans la compétition.
- De 6 à 9 ans : tester et varier
Judo, football, basket, tennis, gymnastique, natation ou athlétisme : c’est une période idéale pour essayer plusieurs disciplines et comprendre ce qui plaît vraiment à l’enfant.
Tester différents sports permet aussi de voir s’il préfère le collectif, la technique, l’endurance, la vitesse ou l’expression corporelle. Et s’il montre très tôt une vraie passion ou des facilités particulières pour une discipline, rien n’empêche évidemment de la pratiquer plus sérieusement.
- À partir de 10 ans : commencer à choisir
Après avoir essayé différentes activités, les goûts se précisent généralement. L’enfant peut alors avoir envie de se diriger davantage vers un sport, de progresser, de participer à des compétitions ou simplement de continuer celui dans lequel il se sent le mieux.
Quel sport pour quel enfant ?
Pour se dépenser : football, basket, natation ou athlétisme conviennent bien aux enfants qui ont besoin de bouger.
Pour jouer en groupe : football, basket, volley ou rugby développent le plaisir du collectif et l’esprit d’équipe.
Pour progresser à son rythme : tennis, gymnastique ou natation permettent davantage de mesurer ses propres progrès.
Pour apprendre la maîtrise de soi : judo, karaté et autres arts martiaux travaillent concentration, discipline et respect des règles.
Pour travailler le maintien et la précision : la danse classique, particulièrement exigeante, développe posture, souplesse et coordination, mais aussi rigueur et persévérance.
Pour les amateurs de défis : escalade ou escrime peuvent séduire les enfants attirés par la technique et le dépassement de soi.
En Italie, regarder aussi au-delà du football
Le football reste évidemment incontournable, mais il est loin d’être la seule option. Volley, basket, natation, tennis, gymnastique et danse occupent également une place importante chez les jeunes Italiens.
Le tennis et le padel ont aussi beaucoup progressé ces dernières années. Et la région où l’on vit compte : près des Alpes et des Dolomites, ski, escalade et sports de montagne sont naturellement très présents, tandis que voile, natation et autres activités nautiques sont plus faciles d’accès sur les côtes et dans les îles.
Les 5 questions à se poser avant de l’inscrire
- Est-ce vraiment lui qui a envie d’essayer ?
- Peut-il faire une séance d’essai avant de s’engager ?
- L’ambiance du club correspond-elle à ce qu’il recherche : loisir, progression ou compétition ?
- Le rythme est-il réaliste pour l’enfant et pour toute la famille ?
- Et surtout : a-t-il envie d’y retourner ?
Le bon sport n’est pas forcément celui que pratiquent ses amis ou celui dans lequel les parents l’imaginent exceller. C’est celui qui lui permet de bouger, de progresser, de se dépasser et surtout d’avoir envie de recommencer.






